Comment vendre ses bijoux en or au meilleur prix ?

Les raisons pour vendre des bijoux en or ne manquent pas. Par exemple, on peut avoir besoin d’argent liquide de toute urgence. Il peut aussi s’agir de bijoux dont on veut se débarrasser ou simplement d’un héritage qu’on préfère liquider. Quelles que soient vos raisons, il est important de concrétiser votre décision dans les meilleures conditions, notamment en identifiant les principales caractéristiques de vos bijoux, en vous renseignant sur le prix de l’or et en trouvant le bon acheteur.

Déterminer le nombre de carats

Avant de rechercher un client, il faut d’abord savoir ce qu’on va lui proposer. Un bijou en or véritable porte nécessairement un poinçon, qui garantit que l’objet est bien fabriqué à partir de ce métal précieux. En fait, il y a 2 poinçons en France : celui de l’État qui indique la teneur en or pur du bijou, exprimée en carats, et le poinçon de responsabilité ou de maître, soit de forme ovale ou en losange, qui identifie l’orfèvre qui a fabriqué l’objet. En bijouterie, on rencontre généralement des articles qui font 18 carats (75 % d’or pur) portant un poinçon en tête d’aigle. Un bijou titrant 14 carats (58 % d’or pur) porte un poinçon en forme de coquille, et s’il ne titre que 9 carats (37,5 % d’or pur), le poinçon est en forme de trèfle. Ainsi, en matière de vente de l’or, il est important de connaître le nombre de carats, car il a une influence directe sur la valeur vénale de l’objet.

Identifier la couleur et estimer le poids

L’or pur est jaune ! On retrouve cette couleur en joaillerie, lorsque l’alliage est réalisé par l’adjonction d’argent et de cuivre dans certaines proportions. Selon l’importance des pourcentages de ces deux derniers métaux, l’or peut être rose ou rouge si l’alliage est obtenu par un ajout de cuivre uniquement. L’or gris contient en plus du métal précieux, du palladium, de l’argent, ou du nickel dans le cas des bijoux antérieurs à l’an 2000. Si l’alliage est composé uniquement d’or pur, de platine et d’argent, on est en présence d’or blanc, dont la couleur est grisâtre. Bien que la teinte entre très rarement dans la définition de la valeur, il est bon pour un profane d’y prêter attention, ne serait-ce que pour bien trier ses bijoux. En réalité, la valeur d’un bijou dépend étroitement de son poids. Plus il est lourd, plus sa valeur est élevée. Pour estimer cette grandeur, il suffit de consulter le certificat d’authenticité. Mais, dans bien des cas, notamment s’il s’agit de bijoux anciens, ce document reste introuvable. Dans cette situation, le poids est déterminé à l’aide d’une balance de précision ou mieux une balance de bijouterie. Ces instruments doivent être homologués et étalonnés régulièrement. À défaut, on peut avoir une idée sur le poids en pesant l’objet à la poste.

Se renseigner sur le cours de l’or

Une fois que vous avez vérifié que vos bijoux sont bien or, il est préférable de les faire expertiser par un professionnel avant de les mettre en vente. Ce dernier vous fournira des éléments précis quant à leur titre, leur poids et leur valeur selon le prix de l’or du jour. Muni de ces éléments, vous serez bien outillé pour faire une première évaluation à condition de connaître le cours officiel de l’or. La « London Bullion Market Association » procède à la cotation quotidienne de ce métal précieux en prenant en compte l’offre et de la demande sur le marché de la vente de l’or. Il est facile de trouver ce cours en ligne, notamment sur le site de la Banque de France. Les magasins spécialisés dans l’achat de bijoux affichent aussi le cours de l’or du jour. Toutefois, on observe des différences dans les prix réels proposés par les différents opérateurs. Pour avoir une indication fiable sur la valeur de l’or, il vaut mieux se renseigner auprès de sa banque sur le prix de l’or ou lire les journaux, car ceux-ci publient ce cours. En passant par cette étape, vous aurez de meilleures chances de réaliser une transaction dans les meilleures conditions. Il est également utile de savoir que depuis 2015, la vente des bijoux est exonérée de la taxe sur les métaux si le montant de la transaction est inférieur à 5 000 €. Si celle-ci excède cette somme, il faudra payer une taxe de 6 % du montant de la vente, normalement à la charge de l’acheteur. L’exonération s’applique aussi si la durée de la détention des bijoux dépasse 12 ans. Pour en bénéficier, il faut déclarer la vente, présenter un justificatif concernant la date d’acquisition, et remplir un formulaire.

Réaliser la vente

Il y a deux filières principales, la vente directe ou la vente par Internet. La manière la plus prudente consiste à s’adresser à plusieurs acheteurs potentiels et comparer leurs offres avant de fixer son choix. La comparaison peut aussi se faire en passant par un comparateur en ligne. La vente dématérialisée par Internet présente l’avantage d’avoir des prix plus attractifs étant donné que les frais des opérateurs sont moindres, car ils ne supportent pas des charges comme le loyer ou l’électricité. Les boutiques en ligne proposent habituellement un kit sécurisé d’envoi qui servira à l’expédition des bijoux. Le courtier fera une offre d’achat. Si le client accepte, le règlement est opéré au cours des 24 heures suivant la conclusion de la vente, par chèque barré ou virement bancaire. Dans le cas inverse, les bijoux seront retournés au client. La vente directe ou physique de bijoux peut être tentée auprès d’un bijoutier-joaillier, chez un comptoir spécialisé ou un spécialiste dans l’achat de l’or. Il est parfois intéressant de s’adresser à une bijouterie qui pratique le dépôt-vente. Une autre voie consiste à procéder à une vente aux enchères en passant par un commissaire-priseur. Une transaction portant sur des bijoux donne lieu à l’établissement d’un contrat écrit. Il ne faut pas espérer toucher de l’argent liquide, mais plutôt un chèque barré ou un virement bancaire. Les parties disposent d’un délai de 48 h pour se rétracter (depuis 2017). En cas de litige, il est préférable de traiter l’affaire à l’amiable, sinon on peut se faire assister par un avocat et opter pour la voie judiciaire.